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Amnistie des PV !
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Jusqu’en 2002,
c’était un cadeau. En 2007, c’est un dû ! ![]() Chaque signature compte La lettre aux candidats
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Enlèvement crapuleux
Aujourd’hui, samedi 29 janvier, nous avons prévu ma fille et moi, d’aller au Grand Marché d’Art Contemporain, qui cette fois se tient à la Halle Freyssinet, dans le 13ème arrondissement.
Je regarde sur Internet le trajet proposé par la RATP. Bus 128, RER B, métro ligne 6. Avec les petits bouts à pied avant, après, les changements et attentes au milieu, ça fait beaucoup. La dernière fois que nous avons pris les transports en commun un samedi, c’était pour aller au musée d’Orsay. J’avais prévu une heure pour le trajet. Ça n’avait pas suffi. Nous étions arrivés en retard et avions loupé le début de la visite guidée. Et à force de cavalcades dans les couloirs et les escaliers pour ne pas louper les correspondances, ma fille était sur les rotules avant même le début de la visite. Je ne vous dis pas au retour ... Deux heures et demie de trajet pour emmener une gamine au musée et en revenir, il y a de quoi décourager les plus passionnés. Et nous n’habitons qu’à 4 petits kilomètres de Paris ... Bref. Cette fois nous décidons de prendre la voiture. Après un trajet d’une petite demi-heure, je me gare boulevard Vincent Auriol au pied du métro aérien, sur un emplacement payant. Un panneau indique que le stationnement est interdit à cet endroit les mercredis et samedis jusqu’à 15 heures, mais comme il est plus de 15 heures, pas de problème. Du moins, c’est ce que je crois à ce moment-là. Je prends donc à l’horodateur un ticket que je dépose derrière le pare-brise, et nous voilà partis, d’un pas pressé par le froid, vers la halle Freyssinet. Nous y passons deux heures très agréables, sillonnant les allées, nous arrêtant sur les stands, détaillant certaines œuvres, parlant avec les exposants. Il est à peu près 17h30 lorsque nous quittons l’expo. Nous marchons en direction de la voiture, d’un pas à nouveau pressé par le froid, tout en causant des belles choses que nous venons de voir, échangeant nos avis, nos préférences pour tel ou tel artiste, et les raisons de ces préférences. Nous arrivons à l’endroit où la voiture était garée ... Mais la voiture n’est plus là. J’ai un doute. Nous refaisons un bout de chemin en sens inverse, revenons. Je reconnais la camionnette non loin de laquelle je m’étais garé. Je reconnais la borne, légèrement inclinée, à laquelle j’avais pris mon ticket. Pas de doute, c’était bien là que j’avais laissé la voiture. Volée ? Non, on ne vole pas en plein Paris, en plein jour, une voiture de plus de 10 ans, même honorablement conservée. Il faut se rendre à l’évidence : Elle a été enlevée. Je retourne à l’angle de la rue pour relire le panneau. Le stationnement est bien interdit jusqu’à 15 heures, et donc autorisé au-delà. Je ne comprends pas. Ou plutôt, j’ai bien peur de comprendre. Ils sont passés à l’étape suivante. Après une période où l’on a rendu l’infraction pratiquement inévitable, ils se permettent désormais de sanctionner sans qu’il y ait eu la moindre infraction. Ma fille se met à pleurer. Je la console. J’aperçois une voiture de police. Le jeune policier n’est pas au courant. Il me conseille d’aller au commissariat du 13ème, place d’Italie. « C’est pas loin. Vous allez tout droit, puis au bout à gauche. Il y en a pour 10 minutes ». Ben voyons ! 10 minutes à pieds, par 2 degrés de température, avec une gamine de 7 ans. Pauvre garçon ! Sans compter qu’arrivés au commissariat, il y a fort peu de chance pour qu’on nous eût déroulé le tapis rouge et accueillis avec croissants et jus d’orange pour nous renseigner. Hors de question. Hors de question qu'ils pourrissent davantage notre fin d’après-midi. Dans le métro qui nous ramène, ma fille se remet à pleurer. « Pourquoi ils t’ont pris ta voiture ? - T’inquiète pas ma chérie, c’est pas grave. Pense aux belles choses que nous avons vues ». Mais ma réponse ne la satisfait pas, alors je poursuis : « C’est comme dans tes histoires, ma chérie. Il y a parfois de méchants rois, avec de méchants gardes. En France, en ce moment, on a un méchant roi, même si ce n’est pas un roi. Un méchant roi qui ne pense qu’à faire du mal aux gens comme nous, un méchant roi avec de méchants gardes bien contents de lui obéir. - Mais pourquoi ? - Je ne sais pas. Ça doit venir de son enfance. Ou de sa taille. Souvent les hommes petits sont méchants. Ils ont besoin qu’on les craigne. Ils s’imaginent alors qu’on les respecte ». Ce soir, 29 janvier, nous sommes allés au restaurant ... Avec l’autre voiture ! Entre les plats, j’ai appris à ma fille le jeu auquel s’adonnaient les surréalistes, les cadavres exquis : On commence un dessin sans que l’autre voie, puis on plie la feuille en laissant dépasser un ou deux traits. L’autre dessinateur doit alors continuer le dessin dont il ignore le début, tout en masquant ce qu’il est en train de faire, et ainsi de suite. Nous avons passé une très bonne soirée. Mais ce que ma fille a appris aujourd’hui, c’est beaucoup plus : Elle sait, désormais, clairement, précisément, qui sont les salauds. Antoine Vermeersch, 30/01/11
Crapuleux ?
Oui. Ça c’est pour l’estafilade le long de l’aile arrière et de la portière droites, pour la coque du rétroviseur droit et l'antenne de toit.
Telle que la voiture était stationnée, le côté droit se situait vers la chaussée. Ce n’est pas un simple passant qui s’est livré à cet acte de vandalisme. Antoine Vermeersch, 31/01/11
Enlèvement crapuleux ... mais légal
Revenu boulevard Vincent Auriol afin de réunir les preuves du caractère abusif de l’enlèvement de ma voiture en photographiant le panneau réglementant le stationnement à cet endroit, je fus pris d’un nouvel accès de colère. De cette colère froide que l’on ressent lorsque l’on comprend qu’on s’est encore fait foutre de sa gueule par les pouvoirs publics.
Voici le panneau : ![]() Quels sont les mots clés que l’on perçoit à la première lecture ? Je dis bien à la première lecture. Quels sont les mots que l’on retient si l’on ne sait pas qu’il y a une particularité, une subtilité, une astuce, pour ne pas dire un piège ? Si l’on ne sait pas qu’il faut accorder à ce panonceau-là une attention toute particulière ? Et bien si l’on est un samedi, les mots que l’on retient sont : Marché, samedi, 5h00, 15h00. Et s’il est plus de 15h00, on passe alors à l’étape suivante, qui consiste à aller chercher un ticket à l’horodateur. Et bien non ! Le stationnement est interdit de 0 heure à 18 heures 30 les mercredis et samedis. C’est écrit tout en haut, et c’est là-dessus qu’il faut rester. Le surplus d’information figurant sur le panneau concerne les seuls maraîchers, et leur indique, si je comprends bien (mais je me méfie, désormais, sait-on jamais, dites-moi si je me trompe), qu’ils sont censés ne pas arriver avant 5 heures les mercredis et samedis, et être repartis avant 14 heures 30 le mercredi, et 15 heures le samedi. D’accord. Mais alors une question : Que vient faire sur un panneau destiné à l’ensemble des usagers, une information s’adressant aux seuls maraîchers ? La place de cette dernière n’est-elle pas dans le règlement intérieur du marché ? Un panneau de signalisation routière n’est pas le support approprié pour une dissertation. Les directives qui y figurent doivent être claires, concises, perceptibles immédiatement et sans ambigüité. L’information relative aux plages horaires des maraichers, cela relève du code du marché, et non pas du code de la route. Vous voulez mon sentiment ? Oui, je sais que vous voulez mon sentiment. Et bien, c’est que l’information destinée aux seuls maraichers figure sur le panneau s’adressant à l’ensemble des usagers à seule fin de brouiller la compréhensibilité de celui-ci. D’ailleurs, selon les dires des préposés à la fourrière de Bercy, je ne suis pas le seul à m’être fait avoir. On doit en effet être un petit paquet. Et cependant l’ambigüité perdure. Elle est donc tout à fait intentionnelle. Dans le climat actuel de harcèlement des automobilistes et de tolérance zéro, cela n’est pas étonnant. La dernière fois que je m’étais fait enlever une voiture, c’était il y a 15 ans. C’était à Bruges. Et c’était aussi un jour de marché. Et là aussi, le panonceau était incompréhensible ... Mais c’est parce qu’il était rédigé ... en flamand ! Oui, ceci est en effet un trait de cynisme, monsieur le préfet, et je me félicite que vous l’ayez compris dès la première lecture. Au faîte ... Mercredi et samedi ne sont pas des mots invariables. Lorsqu’on écrit « Les mercredis et samedis », il convient de mettre un « s » à mercredi et à samedi ... Apprenez donc à écrire avant de dire que je ne sais pas lire ! Antoine Vermeersch, 01/02/11
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Auto Plus s'est procuré un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur qui dénonce de multiples erreurs d'utilisation des radars, avec à la clé, des PV illégaux.Auto Plus : Les radars hors la loi Il savait que beaucoup de PV étaient injustifiés. Il pouvait les amnistier. Il ne l’a pas fait. Dossier Webcarcenter
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