Permis à points, radars, PV abusifs, entraves à la circulation, entraves au stationnement : 20 millions de « chauffards » se rebiffent !
 
Amnistie des PV !
 
Présidentielles 2007

La pétition

Vitesse excessive, ou excès de limitation ?

M. de Villepin se réjouit ...

Haute-Perche : Un guet-apens parmi tant d'autres

Humour ... « strict » !
Effets et faits divers ...


Amnistie pour les karchérisés de la « radar mania » !

10.000 vies épargnées ... Vous êtes sûrs ?

Motards, scootards, bienvenue

Roulez bourré (monsieur le maire) !

0,2 g

Les dangers de la tolérance zéro

120 km/h ... C’est pour l’€nvironn€m€nt, m’sieurs-dames !



L'Amnistie :
Jusqu’en 2002,
c’était un cadeau.
En 2007,
c’est un dû !

Chaque signature
compte



La lettre aux candidats
Les réponses des candidats
Leurs propos dans la presse
Leur attitude sur la route

Lettre ouverte à Mme. Ségolène Royal

Dimanche 22 avril :
L'heure du choix


Dimanche 6 mai :
L'heure du non-choix


Saisissez votre député !

Vitesse excessive, ou excès de limitation ?

Oui, j’avoue avoir été, au début, parmi les partisans d’une politique sévère en matière de vitesse excessive.
Comme beaucoup de mes concitoyens, j’en avais plus que marre de voir se pointer dans mon rétroviseur les phares menaçants d’une BM, d’une 607 ou d’une Audi A4 conduites par des bandits, assassins potentiels qui me collaient au pot d’échappement et m’obligeaient, pour les laisser passer, à terminer en catastrophe un dépassement, à me rabattre entre deux véhicules en ne tenant aucun compte des distances de sécurité et autres règles élémentaires.

Il était temps que l’Etat s’occupe de ces salopards, et il est vrai que dans les premiers mois qui suivirent la mise en place des radars automatiques (*) et des contrôles renforcés, on a un peu soufflé.
On pouvait effectuer sereinement ses dépassements, à 130, 140, et se rabattre gentiment sans être agressé par un taré au volant d’une bombe.

Malheureusement, comme souvent en pareil cas, les choses n’ont pas duré.
Tout d’abord, parce que les emplacements des radars fixes, largement diffusés, sont désormais archi-connus. Les GPS les indiquent même en temps réel.
Aussi, parce que les riches possesseurs d’engins de mort (la mort des autres le plus souvent), ont aussi les moyens de se procurer des instruments capables de déceler la présence des contrôles mobiles, et de dresser la liste de leurs emplacements possibles.
On voit ainsi des véhicules surpuissants passer en très peu de temps, de 130 à 180, 200, puis 130 à nouveau.
Il ne faut alors pas s’aviser de se trouver sur la file de gauche au moment où l’informatique embarquée à bord du bolide, avertit son imbécile de conducteur qu’il peut libérer son testostérone sur l’accélérateur.

On est donc revenu à la case départ ?
Non, c’est pire que cela.

Parce que, sous l’influence de quelques fanatiques de la « tolérance zéro », et au moment même où les détecteurs de radars permettent aux chauffards invétérés de foncer arrogamment à 180 et plus en toute impunité, ce sont paradoxalement les pauvres bougres, les étourdis, les honnêtes conducteurs peu soucieux de la position des radars précisément parce que la vitesse n’est pas leur « truc », qui perdent à répétition leurs points et beaucoup d’argent, pour un 51 à l’entrée d’une agglomération ou un 131 sur autoroute.
Qui ose encore parler de sécurité routière ?

Un organisme de revente de points (les hypocrites disent « récupération »), annonçait récemment que « 20 millions d’automobilistes étaient concernés », sur un total de 40.
D’autres chiffres, officieux mais obtenus au moyen de recoupements de données issues du ministère de l’Intérieur, révèlent que 7% des automobilistes roulent aujourd’hui sans permis, s’exposant donc à des sanctions pénales, simplement pour pouvoir continuer d’aller travailler.

Alors comment expliquer que l’Etat, parfaitement informé de cette situation, l’ayant vu s’instaurer, puis évoluer, chiffres et statistiques en main, ne se résolve pas à assouplir son attitude, et à accorder une « marge » raisonnable par rapport aux limitations, marge qui serait d’ailleurs tout à fait logique, puisque pour la plupart, ces limitations datent d’une époque (1974) où personne ne s’attendait à ce qu’elles soient suivies scrupuleusement, et avaient été calculées en tenant compte de ce facteur ?

A cette intransigeance, je ne vois hélas qu’une seule explication :
Le discours sur la sécurité routière n’était finalement rien d’autre qu’un écran de propagande destiné à masquer la mise en place d’un instrument parafiscal supplémentaire.

Comme beaucoup, j’ai été dupe de ce discours.
Un peu naïf, un peu crédule, une fois de plus.
Et comme tout le monde, je paye, au hasard des pièges que l’Etat dissimule le long de mon itinéraire.

Mais les appels de phares qui me chauffent la nuque, le clignotant pressé de la voiture dans le rétroviseur, le rictus agacé, impatient, méprisant du fils de pute qui la conduit, sont bien des signes que le danger est toujours là, et qu’il sait qu’il n’a rien à craindre.

Antoine Vermeersch, 10/08/06

(*)

Le texte « Vitesse excessive, ou excès de limitation ? » est l’un des premiers que j’ai écrits sur la question, bien avant la création d’Amnistie 2007 : A l’époque, victime moi-même de la propagande gouvernementale, j’associais par erreur la baisse du nombre des morts sur la route à l’apparition des radars automatiques.

Ce n’est que plus tard, en fouillant davantage le sujet, que je retrouvai les publications montrant que l'amorce d'une baisse significative et constante du nombre des morts sur la route était antérieure à l’adoption par le parlement du « texte contre la violence routière », le 5 juin 2003, et à l’apparition du tout premier radar automatique sur le territoire français, le 27 octobre 2003.

AFP, 10 avril 2003 :
La forte baisse des tués sur la route se confirme mois après mois


« Pour le quatrième mois consécutif, le nombre des tués sur la route a chuté en mars de près de 30%, ce qui confirme la "prise de conscience collective" annoncée par les autorités.
[...]

Annoncé à grand renfort de publicité, le plan gouvernemental de lutte contre l'insécurité routière, décrétée "grand chantier" national par le président Jacques Chirac le 14 juillet 2001, n'est toutefois pas encore appliqué. Ce projet de loi emblématique fait actuellement la navette entre les deux chambres du Parlement. Le 20 mars dernier, les députés l'ont adopté en première lecture. Il a été l'objet mercredi de trente amendements de la Commission des lois du Sénat. Les sénateurs discuteront ensuite de ce texte en séance publique les 29 et 30 avril.

Une fois définitivement entérinées, les mesures prévues - aggravation des sanctions contre les chauffards, automaticité du contrôle-sanction et instauration d'un permis probatoire pour les jeunes - devront encore nécessiter de longues semaines pour être mises en oeuvre. »

AFP, 10 avril 2003 : La forte baisse des tués sur la route se confirme mois après mois

Le Parisien, 5 juin 2003 : Le Parlement adopte le texte contre la violence routière
Motomag, 29 octobre 2003 : Inauguration du premier radar automatique

En octobre 2003, c’est à dire, rappelons-le, avant même l’installation du tout premier radar en France, Jean-Yves Salaün, alors délégué général adjoint à la Prévention routière, saluait l’efficacité des campagnes de sensibilisation « réalistes » menées depuis 1999.

Label France, le magazine
N° 52 – octobre 2003
Les accidents ne sont pas une fatalité


C’est en 1999 que les campagnes sont devenues plus dures ou, du moins, plus réalistes. Nous nous sommes alors aperçus que, malgré les messages diffusés, les conducteurs n’avaient pas conscience des dangers liés à la conduite. On imputait la responsabilité des accidents aux autres ou à la fatalité. Enfin, la réprobation sociale face aux comportements dangereux était faible. Nous avons donc compris qu’il fallait changer le ton de nos campagnes pour montrer la réalité des accidents en mettant l’accent sur la responsabilité individuelle. La Prévention routière a, dès lors, insisté, via des campagnes d’affichage, sur le choc psychologique, les vies brisées, le risque de tuer un proche. La Sécurité routière a, de son côté, davantage souligné, via la télévision, la réalité physique, en filmant des accidents, du sang, des blessés, des secours d’urgence ...

Nos campagnes ont contribué à une prise de conscience des opinions, même si le changement de comportement n’a pas été immédiat. Elles ont aussi incité les médias à parler beaucoup plus du sujet. Au final, alors que les chiffres stagnaient, voire s’amélioraient, le sentiment général était que la situation s’aggravait. Enfin, ces actions ont préparé le terrain aux prises de parole des politiques, conduisant, en quelques mois, à un changement très important : non seulement le regard porté sur les comportements dangereux et sur les accidents de la route a évolué, mais le nombre de tués a grandement diminué.

Label France, N° 52 – octobre 2003 : Les accidents ne sont pas une fatalité

S'inscrivant dans la lignée de 2002, 2003 est l'année du record absolu de la baisse du nombre des morts sur la route, avec 20,9 % ...

La répression est arrivée après, bien après.

Antoine Vermeersch, 11/06/07

Auto Plus : Les radars hors la loi
Auto Plus s'est procuré un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur qui dénonce de multiples erreurs d'utilisation des radars, avec à la clé, des PV illégaux.
Auto Plus : Les radars hors la loi

Il savait que beaucoup de PV étaient injustifiés.
Il pouvait les amnistier.
Il ne l’a pas fait.



Dossier Webcarcenter
Avec 135.000 permis annulés et plus de 7 millions de points retirés pour la seule année 2005, les automobilistes français subissent la plus forte vague de répression jamais orchestrée en matière de sécurité routière.
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